Ce musée particulier est un musée de la mine. Il se trouve à Tourves, une commune appartenant au département du Var. Le musée est un endroit aménagé particulièrement pour retracer l’histoire de l’exploitation minière ou plus précisément la bauxite. Cette activité a beaucoup marqué la contrée varoise surtout sa partie centrale pendant plus d’un siècle. Ce lieu qui est à la fois technique et scientifique raconte donc à travers ses collections et supports multimédias la genèse géologique de la bauxite, les différents processus techniques de la transformation de ce minerai jusqu’à ce qu’il devienne un produit fini ainsi que la vie des mineurs appelés les « gueules rouges ».

Les raisons de la création du musée consacré à la bauxite à Tourves

Tourves et d’autres communes du centre Var dont Brignoles, Le Val, Vins, Mauzaugues, Le luc et Cabasse constituaient les premiers principaux endroits de premier gisement et d’exploitation de bauxite dans le monde à la fin du XIXe siècle.

Comme Tourves dispose d’une gare ferroviaire, elle jouait le rôle logistique primordial en accueillant dans son territoire plusieurs mineurs venus d’autres pays. Ils étaient originaires de Yougoslavie, de Pologne, d’Italie ou d’Espagne.

En quelque sorte, cet endroit est le cœur de l’exploitation de bauxite jusqu’à la fermeture définitive de la mine en 1980. Il était célèbre non seulement au niveau national, mais aussi au niveau international.

Le travail des mineurs

Les mineurs qui travaillaient à Tourves ne peuvent pas être écartés de l’histoire de cette cité. Des témoignages recueillis auprès de plusieurs générations de « Gueules Rouges » ont permis aux fondateurs du musée de recréer l’histoire et d’informer sur les conditions de vie quotidienne et de travail qu’ont subi ces travailleurs.

Vers l’année 1917, ils étaient nombreux à faire les dix heures de route pour atteindre la mine de Mauzaugues en traversant le vallon du Bonheur. C’est seulement vers l’année 1936 que les mineurs ont pu bénéficier d’un transport par camion ou en vélo.

Certains d’entre eux ont débuté leur carrière très jeune vers 14 à 15 ans. En général, ils commencèrent comme bricoleurs puis ils se mettaient au roulage des berlines.

Une bonne partie des histoires disponibles dans le musée raconte les dangers et les risques que ces gueules rouges devaient affronter au quotidien. On y raconte aussi les repas, la camaraderie, les luttes et tout ce qui fait leur quotidien.

En somme, les anciens mineurs étaient à l’origine de la conception de ce musée en faisant don de leurs souvenirs et de leurs recueils afin de ne pas effacer ce passé qui a profondément marqué cette contrée.